Budget potager : quelles économies peut-on vraiment espérer ?

Tomates rouges et jaunes dans un panier tressé

On entend souvent qu’un potager fait économiser beaucoup d’argent. C’est vrai, mais pas tout de suite, ni pour tous les légumes. Un peu de lucidité permet de savoir où l’on va.

Les dépenses du départ

  • Outils : bêche ou grelinette, râteau, binette, sécateur, arrosoir, brouette. Un jeu d’outils de base coûte quelques dizaines à quelques centaines d’euros, selon la qualité. Les outils de seconde main, très courants, réduisent la facture.
  • Aménagement : planches, carrés surélevés, clôture, composteur, récupérateur d’eau.
  • Terre et amendements : compost, terreau, selon l’état du sol de départ.

Les dépenses de fonctionnement

  • Graines et plants : quelques dizaines d’euros par an. Les graines gardées d’une année sur l’autre réduisent ce poste.
  • Eau : un poste variable, qui diminue avec le paillage et la récupération d’eau de pluie.
  • Paillage et compost : souvent gratuits si on utilise les ressources du jardin.
  • Protections : voiles, filets.

Les légumes les plus rentables

Les légumes qui coûtent cher à l’achat et se cultivent facilement :

  • Herbes aromatiques (basilic, persil, coriandre).
  • Tomates cerises, tomates anciennes : prix élevé en magasin.
  • Salades à couper, jeunes pousses.
  • Courgettes, haricots verts : très productifs.
  • Ail, échalotes : faciles et chers.

Les moins rentables

Certains légumes bon marché en magasin, comme les pommes de terre ou les carottes de grande culture, coûtent souvent plus cher à produire qu’à acheter, en temps et en place, sauf si l’on cherche la qualité ou l’autonomie.

Un calcul réaliste

Notez pendant un an :

  1. Ce que vous avez dépensé pour le potager.
  2. Ce que vous avez récolté, en kilos, par légume.
  3. Le prix qu’auraient coûté ces légumes (en bio, si vous les consommez en bio).

Le bilan est souvent positif à partir de la deuxième ou troisième année, quand les investissements sont amortis.

Ce que l’argent ne mesure pas

Le goût, la fraîcheur, l’absence de produits chimiques, le plaisir, le temps passé dehors : ces bénéfices ne se chiffrent pas, mais font souvent la différence.

Réduire les coûts

Récupérez, échangez des plants, partagez les outils, fabriquez votre compost et votre purin. Voyez produire ses propres graines et faire un compost réussi.

Pour choisir quoi cultiver, relisez les légumes de base de l’autonomie.